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Viande bovine : Baisse de la production et des prix et chute de la consommation au niveau national

Viande bovine : Baisse de la production et des prix et chute de la consommation au niveau national

 

Puiseurs observateurs, experts et professionnels notent depuis quelques semaines une baisse importante au niveau des prix du bétail et un déséquilibre entre l’offre et la demande qui persistent sur les marchés hebdomadaires ….

La production nationale de viande rouge dépasse les 120 milles tonnes pour l'année précédente, donc enregistrant une faible augmentation par rapport à 2018. Les viandes bovines représentaient la plus grande proportion avec 43 % (52 milliers de tonnes).

Quant à la situation actuelle, la quantité des taurillons destinés à l'abattage est abondante. Ces quantités stagnent lorsqu'elles sont prés à la commercialisation et une baisse significative de leurs prix au niveau de la production, estimée à 15% par rapport à la période précédente, parallèlement à la baisse de la consommation de viande au niveau national, bien que cette situation soit considérée comme normale pendant cette période, mais elle a été plus sévère cette année, (C'est une période où la consommation de viande bovine diminue), du fait de la reprise ascendant de la saison de production de l'agneau en phase de sevrage ainsi que sa coïncidence avec la période de consommation de la viande ovine d'hiver, de l'incapacité du marché à absorber les quantités de taurillons pendant la période estivale en raison des conditions générales du pays et la diminution de la consommation moyennes des ménages en viandes rouge d'une façon générale. Cela a affecté négativement les engraisseurs et les a découragé à commencer un nouveau cycle d'engraissement et acquérir des veaux maigres destinés à l’engraissement pour les saisons à venir.

La baisse de la valeur du dinar a doublement pénalisé la filière viande bovine et particulièrement les engraisseurs de bovins. Les prix des aliments concentrés, essentiellement à base de matières premières importées (soja, maïs,…) utilisé pour l'alimentation des taurillons à l'engraissement et le prix des maigres importés ont connu une augmentation significative l'année précédente.

 

La sécheresse et le manque de pluie affectent  négativement les pâturages et les prix du fourrage

Le secteur de l'élevage semble passer par une étape critique qui a déjà commencé depuis la fin de l'année dernière, d'où certains éleveurs ont  abandonnés leurs vaches à cause de la diminution de la productivité et exacerber leurs pertes. Bien qu'un prix minimum de production soit garanti pour le lait, le coût de production a fortement augmenté. En particulier, le prix des aliments concentrés, qui représente la majeure partie du coût, exerce une pression sur les marges bénéficiaires. En outre, les changements climatiques dus aux températures élevées et au manque de pluie rendent difficile la maîtrise de la production, car non seulement les ressources fourragères sont affectées en quantité et en qualité, mais les animaux reproducteurs sont également affectés par les températures élevées et les pénuries d'eau, aggraver par la présence de maladies infectieuses.
En ce qui concerne les ressources pastorales, l'impact du manque de pluie sur le couvert végétal des pâturages et l'aggravation de cette situation en augmentant l'intensité des pâturages excessifs et non organisés, ce qui a contraint les éleveurs à fournir un complément alimentaire à leurs troupeaux de son et d'orge et à certains sous produits agricoles. Les prix des aliments grossiers ont également enregistré une tendance à la hausse.

 

 

Ministère de l’Agriculture : Mesures urgentes pour une remise à niveau d’une filière en difficulté…

 

Les  services techniques du Ministère de l’Agriculture ont mis en place plusieurs mesures:

L'augmentation de la prime de transfert d'aliments grossiers et des sous produits agro-industriels du Nord au Sud Tunisien,

Un programme national d'encouragement à l'augmentation du poids à l'abattage des bovins locaux (300 Dinar de subvention par tête),

Un programme annuel d’importation de 9 milles génisses pleines et 30 milles veaux maigres destinées à l'engraissement exonérés de droit de douane et de TVA, dont environ 13 milles sont arrivés à notre pays tout au long de l'année dernière. Une partie a été consommée au cours de l'année 2019,

En plus et suite aux difficultés rencontrées par les producteurs et afin de trouver des solutions appropriées pour assurer l'équilibre du marché et maintenir la machine de production. Plusieurs solutions peuvent être envisageables en plus:

L’arrêt des importations des viandes rouges au cours de la période à venir,

Inviter la société « Ellouhoum » à absorber une quantité de taurillons prêts à l'abattage sur la base d'un prix d'achat, au dessus du coût de production moyen,

Réaliser des contrats de production avec les engraisseurs bovins et ovins pour le mois de ramadan et l’Aid El Idha,

Augmenter le prix minimum du lait à la production,

Limiter et/ou freiner l’augmentation des prix des aliments concentrés, le son et l’orge pour la période qui vient et assurer sa disponibilité surtout dans les zones les plus sinistrées,

Importer une quantité de bouchon de luzerne.

 

 

 

 

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