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Rapport GIEC : Alerte choc sur le réchauffement climatique

Rapport GIEC : Alerte choc sur le réchauffement climatique

Selon un rapport publié par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), le réchauffement climatique pourrait atteindre 1,5 degré entre 2030 et 2052.
Selon Hans-Otto Pörtner, co-président de la session du GIEC, « passer 1,5 degré accroît le risque de changements profonds voire irréversibles, comme la perte de certains écosystèmes. D’après les conclusions du rapport, si le réchauffement continue de croître au rythme actuel, sous l'effet des gaz à effet de serre, il devrait atteindre 1,5 degré entre 2030 et 2052. 
Le rapport indique que la biodiversité sera particulièrement affectée par cette augmentation. Les rédacteurs du rapport, qui se sont penchés sur 105.000 espèces, considèrent que 8 % des plantes, 6% des insectes et 4% des vertébrés perdraient la moitié de leur habitat. En tout, c'est 4% de la surface de la terre qui changerait d'écosystème. Les feux de forêts, pertes de territoires et espèces invasives se multiplieraient. Le corail, pour sa part, disparaîtrait. Des milliers de coraux, poissons et mollusques seront en danger. 
Concernant la montée des eaux sur le long terme, elle s'aggravera avec l'augmentation du réchauffement climatique. Si l'on atteint 1,5 degré supplémentaire, le niveau des mers aura gagné 26 à 77 cm d'ici à 2100, selon les prédictions. L'instabilité de la calotte Antarctique et la perte de celle du Groenland pourraient également être déclenchées aux alentours de 1,5 degré. Les experts estiment que cette instabilité des glaces ferait grimper les mers de "plusieurs mètres" sur les siècles ou les millénaires à venir.

Le rapport GIEC va plus loin en analysant le scénario catastrophe qui pourrait se produire si le réchauffement climatique atteint les 2 degrés : La planète pourraient être désastreuses et irréversibles. Cette progression entraînerait des vagues de chaleur dans la plupart des régions, avec une multiplication des jours chauds sur la quasi-totalité du globe. 28% de la population mondiale serait exposée à au moins une vague de chaleur extrême dans les 20 prochaines années, contre 9% de la population qui serait impactée à 1,5 degré. Les Tropiques, qui sont une zone sensible encore épargnée par les variations, seraient les plus touchés. Les précipitations liées aux cyclones gagneraient en intensité.

Les impacts sur le niveau des mers, sur l'Arctique et la biodiversité, comme cités précédemment, seraient extrêmement négatifs. Le niveau des mers pourrait gagner jusqu'à 87 cm, de quoi toucher 10 millions de personnes supplémentaires par rapport à 1,5 degré. 5,2% des espèces seraient menacées d'extinction selon une étude de 2015 publiée dans Sciences, tandis que l'Arctique connaîtrait un été sans banquise par décennie. La baisse de productivité du maïs, du riz ou du blé serait particulièrement importante de l'Asie du sud-est à l'Amérique latine. Les experts redoutent de plus des risques accrus pour la ressource en eau, la sécurité alimentaire et la santé. 

Le rapport du GIEC est un appel urgent lancé aux dirigeants des Etats et aux décideurs qui doivent, sans tarder, enclencher une transition écologique à travers des réformes des secteurs clés de l’énergie, des transports et de l'agriculture. 

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