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Kébili classé dernier gouvernorat du pays en terme d’attractivité régionale

Kébili classé dernier gouvernorat du pays en terme d’attractivité régionale

Kébili, gouvernorat du sud-ouest de la Tunisie a été classé dernier des 24 gouvernorats du pays, dans l’indice d’attractivité régionale 2018, publié par l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE), avec un score ne dépassant pas le 1,70/10.
Kébili est l’une des régions les plus riches à l’échelle nationale en produits agricoles, notamment les produits des oasis, puisqu’elle dispose de plus de 37 mille ha d’oasis, 51 mille ha de terres cultivables, 15 mille ha de zones irriguées, 23 mille ha de forêt. Il recèle d’importants cheptels (ovins, caprins, camélidés…), favorisant une production annuelle moyenne de 975 tonnes de viande, 8 750 tonnes de lait et 160 tonnes de laine. Il assure, aussi, une production annuelle moyenne de 60 mille tonnes de fruits, 20 mille tonnes de cultures maraîchères et 2200 tonnes de primeurs.

Selon Majdi Hassen, le directeur exécutif de l’IACE, « Malgré qu’elle assure la production de 70% de la récolte nationale de dattes et dispose de grandes potentialités dans le domaine agricole et touristique, le problème crucial de cette région réside dans sa non connectivité. D’après lui, « Kébili souffre d’une faible connectivité en matière d’infrastructure routière, numérique, et aussi en matière d’adduction de l’eau et d’approvisionnement en électricité. »

Pour le cas de Kébili, le directeur exécutif de l’IACE a souligné que « ce gouvernorat ne dispose ni d’un réseau de chemin de fer, ni d’une route rapide à deux voies, pouvant faciliter le déplacement des personnes et le transfert des marchandises, ce qui décourage les investisseurs à y lancer des projets. Il faut désenclaver la région et à la relier au système économique du pays, en accélérant la réalisation de projets d’infrastructure ». Il constate également la faible présence de la société civile et la participation réduite des femmes et des jeunes, dans la prise de décision et la conception de programmes de développement.
Selon lui, «  Kébili c’est une région marginalisée, mais qui reste toujours silencieuse. Ses habitants ne revendiquent rien, ils se contentent de ce qui est disponible et n’essayent pas d’améliorer la situation », a fait remarquer le responsable. Il a appelé les autorités à ancrer les valeurs de la gouvernance participative et de la transparence au sein de la société.

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