Aller au contenu principal

L’indifférence du ministère de l’Agriculture derrière la régression du secteur de la pêche, selon l’UTAP

L’indifférence du ministère de l’Agriculture derrière la régression du secteur de la pêche, selon l’UTAP

L’adjoint du président de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP), Salah Hdider a indiqué, au cours de la deuxième rencontre régionale de la pêche des zones du nord et du centre, tenue hier, que « la régression du rendement de ce secteur est due à l’absence de contrôle et de suivi  de la part du ministère de tutelle».

Le responsable a indiqué dans une déclaration à l’agence TAP que « les problématiques cumulées menacent, aujourd’hui, la pérennité des activités de certains marins-pêcheurs, acculés à changer de métier, en raison de leur incapacité de couvrir les coûts excessifs. Il a précisé que « ces problématiques concernent principalement l’augmentation des prix des hydrocarbures, outre la détérioration de l’infrastructure et des services portuaires. Il en résulte une baisse de la subvention dédiée au secteur, soit un taux très faible oscillant entre 30% au sud et 40% au nord, appelant à accroître ce taux à 70%, à généraliser son application à toutes les régions, et à exonérer l’acquisition des engins maritimes, tout en autorisant la pêche dans toutes les régions. »

Remettant en cause la non réactivité de la présidence du gouvernement et du ministère de l’Agriculture aux correspondances des marins-pêcheurs, Salah Hdider a rappelé que « ce secteur qui procure près de 120 mille emplois directs et indirects, souffre de la pêche anarchique, de la pollution maritime et du non-respect de la loi, sans que le ministère de tutelle ne réagisse alors que le métier de pêcheur est un métier difficile et risqué. »

Concernant la base de données et les chiffres fournis par le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, relatifs au secteur de la pêche, M. Hdider a indiqué qu’ils sont « erronés du fait qu’ils se basent sur des données communiquées par les marins-pêcheurs détenant un registre professionnel et un registre d’équipage (les grands équipementiers), sans tenir compte de la pêche côtière dans et en dehors des ports de pêche. »

Ajouter un commentaire

Texte brut

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.
  • Les adresses de pages web et les adresses courriel se transforment en liens automatiquement.