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Gestion de la fertilisation azotée dans la culture de blé

Gestion de la fertilisation azotée dans la culture de blé

La nutrition azotée est un facteur clé de maîtrise de la production de blé. Elle influence le fonctionnement du couvert dès le tallage herbacé avec des effets dominants à partir du stade épi 1 cm jusqu’à la floraison. La teneur en azote régule en effet la croissance foliaire et donc la production de biomasse. Cela se traduit par des effets visibles sur les composantes du rendement : en particulier, nombre d’épi/m², nombre de grain /épi. De ce fait une déficience en azote aura une incidence très pénalisante sur le rendement. D’un autre côté, l’excès d’azote peut provoquer une augmentation du niveau de verse en diminuant le rapport C/N ou bien augmenter la sensibilité à la sécheresse surtout dans des conditions de limitation de la disponibilité d’eau.

Il est donc primordial de raisonner la fertilisation azotée qui doit prendre en considération différents facteurs tels que la dose totale, le fractionnement et la forme de l'engrais.

La dose totale correspond à la différence entre les besoins de la plante et le stock du sol en azote. Elle est calculée selon la méthode du bilan prévisionnel. 

Le besoin total en azote est défini selon le rendement objectif et le besoin unitaire du blé en azote qui varie selon la variété.

Le stock en azote du sol est composé principalement du reliquat d’azote en sortie d’hiver, de la minéralisation des résidus du précédent et de la minéralisation de l’humus du sol.

En Tunisie, l’INGC conseille généralement d’apporter entre 250 et 400 kg/ha d’Ammonitrate (NH4NO3). Une quantité qui varie selon le rendement escompté, la variété et les caractéristiques pédoclimatiques.

Fractionner les apports de l’azote permet d’atteindre un rendement optimum, de maximiser la teneur en protéines et de limiter les reliquats post-récolte. Il est conseillé de répartir la dose totale d’azote  sur 3 apports: 

  •  Premier apport au stade 3 feuilles afin de faciliter la croissance des talles
  •  Deuxième apport autour du stade Epi 1cm : c’est l’apport le plus important puisque la plante en a le plus besoin pour assurer la montée des épis.
  •  Troisième apport  entre le stade gonflement et dernière feuille, à positionner avant une pluie (si possible)  pour un transfert rapide vers les grains et un meilleur remplissage. 

Toutefois, en cas de manque de pluies ou d’un stress hydrique, il est nécessaire de réduire l’apport au sol et attendre l’annonce d’une averse aussi minime soit elle. 

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