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Errim, la harissa traditionnelle qui relève le "défi" !

Errim, la harissa traditionnelle qui relève le "défi" !

Un groupe d'agricultrices de Menzel Mhiri,  près de Kairouan, dans le centre rural a lancé une petite coopérative nommée "Tahadi", en 2013, afin de "convaincre les agricultrices d'unir leur savoir-faire et vendre ensemble leurs produits", comme l'explique l'une des membres, Najoua Dhiflaoui.
Ces femmes ont reçu des formations techniques, sanitaires et commerciales et préparent une harissa traditionnelle, commercialisée sous la marque "Errim" et exportée dans une vingtaine de pays, depuis 2015.
Tahadi compte 164 employées qui sont exclusivement des femmes rurales qui travaillent selon un système de roulement afin de produire de la harissa traditionnelle, vendue en Tunisie mais aussi expédiée vers la France et l’Italie, et peut être prochainement vers le Canada.
Grâce à cette coopération, les agricultrices "s’encouragent mutuellement pour imposer leur existence. Il n’y a pas que l’institutrice, le médecin, elles aussi peuvent travailler et sentir qu’elles ont une place dans la société." Elles sont payées "un peu plus que le salaire agricole, environ une quinzaine de dinars" par journée de travail, selon M. Ben Salah,expert chez Pampat, le projet d’accès aux marchés des produits du terroir lancé par l’ONU, la Suisse et le gouvernement tunisien.
Voilà des femmes des zones rurales qui ont dit non à la discrimination et qui ont vaincu le chômage et la marginalisation ... bravo Mesdames !

 

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