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Atténuer les impacts du changement climatique à travers l’agriculture de conservation

Atténuer les impacts du changement climatique à travers l’agriculture de conservation

Hatem Cheikh M’hamed, chercheur à l’Institut national de la recherche et de l'enseignement supérieur agricoles de Tunisie (IRESA) est revenu sur le sujet du changement climatique auquel nous ferons face dans les prochaines décennies.

Lors d’une conférence organisée sur « l’agriculture de conservation », en marge du SIAMAP 2017, il a averti des risques que nous courons "Nous nous attendons à une augmentation de la température de 2 degrés et à une baisse de la pluviométrie de 17%, d’ici 2100, d'après les projections climatiques en Tunisie et ce en raison des changements climatiques, ce qui va automatiquement, nuire à l’activité agricole".

Notre agriculture, qui souffre déjà des difficultés de la pénurie d’eau, de l’intensité de la sécheresse, ou encore de l’érosion et la dégradation de la fertilité des sols, doit muter en partie.

Nous devons partir sur l’agriculture de conservation, et ce dans le but d’instaurer une alternative à l’agriculture conventionnelle, et d’atténuer les effets du changement climatique.

L'agriculture de conservation, selon la FAO est une "méthode de gestion des agro-écosystèmes qui a pour but une amélioration soutenue de la productivité, une augmentation des profits ainsi que de la sécurité alimentaire tout en préservant et en améliorant les ressources et l'environnement. L'agriculture de conservation se caractérise par trois principes reliés, à savoir:

- Un travail minimal du sol (allant jusqu'à son absence totalen cas des systèmes de semis direct)

- La couverture permanente du sol (par un mulch végétale vivant ou mort (paille)).

- La diversification des espèces cultivées, en association et/ou dans la rotation".

Cheikh M'hamed a par ailleurs souligné ‘’L’expérience de l’agriculture de conservation a démarré en Tunisie en 1999, via des projets internationaux. Notre pays se présente aujourd’hui, comme étant l'un des pays pionniers dans la région de l’Afrique du nord et du Moyen orient dans cette nouvelle approche, avec une superficie totale exploitée de l’ordre de 14 mille ha’’.

Toutefois, cette pratique ne peut s’avérer fructueuse, sans aucun jeu de mot, que si l’état apporte un appui financier pour pallier aux coûts des équipements.

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