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Abdessalem Loued : l’huile d’olive conditionnée à la conquête de nouveaux marchés

Abdessalem Loued : l’huile d’olive conditionnée à la conquête de nouveaux marchés

Le président de la Chambre Syndicale Nationale des Exportateurs d’Huile d’Olive de l’UTICA, Monsieur Abdessalem Loued, nous a accordés une interview, à l’occasion de la table ronde sur « l'huile d'olive de qualité » qui s’inscrit dans le programme de la seconde édition de la semaine de la cuisine italienne.

Qu’en est-t-il des exploitations d’huile d’olive en Tunisie ?

Nous avons actuellement près de 250 entreprises qui ont des agréments d’exploitation d’huile d’olive, dont 90 rattachés à la Chambre Syndicale Nationale des Exportateurs d’Huile d’Olive de l’UTICA et qui représentent 99% des exportations tunisiennes d’huile d’olive.

Quelle évolution pour l’huile d’olive Tunisienne ?

Il y a dix ans, nous ne faisions pratiquement que du vrac, et exportions uniquement 500 tonnes en huile conditionnée, alors qu’actuellement, nous exploitons 20 000 tonnes.

Cette évolution a eu lieu sur une initiative du secteur privé, en mettant en place un fonds national dédié à la promotion de l’huile d’olive conditionnée.

« Le fonds national de promotion de l’huile d’olive conditionnée » est financé uniquement par une cotisation de l’ordre de 0.5% sur chaque exportation d’huile d’olive en vrac.

Ce fonds permet de faire la promotion des marques d’huile d’olive, engendrant naturellement plus de notoriété et par conséquent permettent d’augmenter les quantités exportées.

Nous espérons atteindre le pallier de 30 000 tonnes d’huile conditionnée exportée en 2018.

L’exportation de l’huile d’olive en vrac serait –elle un jour supprimée selon vous ?

Peut-être d’autres générations y parviendront, mais ce n’est pas pour demain. Il faut avoir les pieds sur terre.

En effet, vendre de l’huile d’olive conditionnée est difficile, surtout avec la rude concurrence des italiens et des espagnols, qui, lorsque nous n’avions qu’un seul exportateur qui est l’Office National de l’Huile, avaient déjà conquis des marchés comme les Etats unis, le Japon, ou encore la Chine.

Mais nous commençons peu à peu à rattraper notre retard et à faire comme ces pays.

Allons-nous partir sur des labels tels que l’AOC, l’AOP, IP?

Oui, il faut le faire, mais il s’agit de marchés niches, et on ne pourra pas exporter de grandes quantités.

Par contre, point de vue marketing et notoriété, il est important que les marques tunisiennes le fassent.

Et combien avons-nous de marques d’huile d’olive tunisiennes actuellement ?

Près de 60 marques que nous exportons vers une soixantaine de destinations.

Quel est le marché que nous aimerions conquérir encore plus ?

Il s’agit bien évidemment du marché américain, car ils ont une forte demande (330 mille tonnes), et produisent très peu d’huile d’olive (moins de 10 mille tonnes par an).

Nous exportons vers ce pays près de 40 mille tonne, couvrant ainsi plus de 10% de leur demande en huile d’olive.

Dernière question, pour garder notre rang comme deuxième plus grand exportateur d’huile d’olive, quelle stratégie adopter ?

Ce n’est pas sorcier. Il faut planter, planter, et planter des oliviers en irriguées. Il faut mettre à disposition des agriculteurs l’eau nécessaire pour entretenir ces plantations, mais aussi des terres et le financement nécessaire, tout simplement.

Ainsi, nous resterons deuxièmes producteur mondiale, mais avec 600 mille tonnes, et non pas 300 mille.

L’olivier, c’est rentable aujourd’hui !

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